CAC40

AIR LIQUI. -0.24%
AIRBUS GR. -1.39%
ALSTOM +0.35%
ARCELORMI. -0.09%
AXA -0.08%
BNP PARIB. +0.45%
BOUYGUES -0.03%
CAP GEMIN. -0.53%
CARREFOUR -1.71%
CREDIT AG. -0.41%
DANONE -0.37%
DASSAULT . +0.40%
ENGIE -0.46%
ESSILORLU. +1.31%
EUROFINS . +1.09%
HERMES IN. -1.40%
KERING -2.39%
L'OREAL -0.99%
LEGRAND +0.19%
LVMH -2.23%
MICHELIN -0.90%
ORANGE -0.27%
PERNOD RI. -0.30%
PUBLICIS . -0.91%
RENAULT -1.87%
SAFRAN OP. -2.17%
SAINT-GOB. -1.32%
SANOFI -1.41%
SCHNEIDER. -1.21%
SOCIETE G. -0.42%
STELLANTI. -1.85%
STMICROEL. +0.44%
TELEPERFO. -0.71%
THALES -0.94%
TOTALENER. +0.44%
UNIBAIL-R. -4.48%
VEOLIA EN. -0.15%
VINCI -0.74%
VIVENDI S. +0.27%
WORLDLINE -0.32%
Dernière mise à jour: 18 oct. 2021 22:30

CAC40

-0.81%
6673,100 pts

Hausses

Baisses

Chiffres clés

Matières premières

Devises

06 juil. 2012 - Dossiers dans actions-indices

Focus sur Safran

Mathilde Guillemot

Malgré un contexte de crise, Safran a connu une ascension fulgurante en bourse ces trois dernières années. Le titre recèle-t-il encore du potentiel ? N'est-il pas trop tard pour se positionner sur cette valeur ? Mathilde Guillemot-Costes, analyste chez Dorval Finance, reste confiante. Elle nous en explique les raisons.

 

Safran est positionné sur trois métiers, à savoir la propulsion, la défense et la sécurité…

Absolument. Le groupe est d'ailleurs leader sur ces activités. Il est notamment numéro un mondial de l’identification biométrique mais aussi des systèmes de propulsion aéronautique avec General Electric.

L'activité maintenance est très volatile. Safran en souffre-t-il ?

Lors de la précédente crise de 2009, cela a, en effet, été le cas, dans la mesure où les compagnies ont différé les visites de contrôle des moteurs. Aujourd’hui, la situation est différente puisqu'une grande partie (40 %) de la flotte des moteurs a huit ans et doit effectuer sa deuxième visite de contrôle. Au premier trimestre de cette année, la croissance des ventes de pièces détachées du groupe a ainsi atteint 24 %. Une croissance tirée par un coût unitaire plus élevé de ces « shop visits » car les compagnies ont trop attendu.

Considérez-vous que les perspectives sont positives ?

La visibilité sur la croissance du groupe est forte : le résultat opérationnel devrait progresser de 20 % cette année, et être multiplié par plus de deux à horizon 2015, alors que les ventes progresseraient de 30 %. Le carnet de commandes du nouveau moteur LEAP de 15 milliards de dollars fait aussi partie des leviers de croissance.

Est-ce que cette amélioration de la marge va durer, étant donné les efforts nécessaires en recherche et développement ?

La marge opérationnelle va progresser dans toutes les divisions du groupe : la propulsion, l’équipement, la défense et la sécurité, grâce à la montée en puissance des programmes et la courbe d’apprentissage.

Rappelons que le groupe n’aurait pas 70 % de parts de marché sans cet effort de recherche et développement qui a donné lieu au nouveau moteur LEAP. Ce dernier, qui succèdera au CFM56, permet une économie de 15 % de carburant, une réduction de 75 % de la nuisance sonore et une baisse de 50 % des rejets d’oxyde d’azote. Des enjeux majeurs pour les compagnies aériennes. C’est la raison pour laquelle il a été choisi aussi bien par Airbus pour l’A320neo, que par Boeing pour le 737Max et par Comac, le constructeur aéronautique chinois, pour le C919.

Doit-on en déduire que ce coût est nécessaire pour lui permettre d'être compétitif ?

Oui, mais ce coût est à relativiser. Safran a renouvelé son alliance stratégique avec l’acteur américain, General Electric. Une joint-venture 50/50, nommée CFM, qui prévoit un partage des dépenses de recherche et développement ainsi que des revenus des programmes développés ensemble.

Autre sujet qui fait peur, la présence de l'Etat et des salariés au capital. Cela ne vous préoccupe-t-il pas ?

Associer les salariés à la création de la richesse du groupe est bénéfique pour l’entreprise et, in fine, pour l’actionnaire minoritaire, d’autant plus qu’aujourd’hui Safran peine à recruter des ingénieurs.

Et que pensez-vous d'un éventuel rapprochement avec Avio ?

Une opération de croissance externe de cette taille est toujours délicate à mener ; il faut être prudent. Avio et Safran coopèrent déjà sur plusieurs programmes, leurs métiers sont complémentaires et des synergies importantes sont possibles. Mais cela dépend, bien sûr, du prix et des conditions de financement.

En trois ans, l'action a plus que triplé en bourse. Y a-t-il encore du potentiel, selon vous ?

Compte tenu des perspectives de croissance, je juge la valorisation encore attractive. Il peut être intéressant d'acheter Safran sous 28 euros.


Code : FR0000073272 , US3696041033 | Tags : safran, mathilde guillemot-costes, dorval finance, general electric, propulsion aéronautique, biométrique, propulsion, moteurs, leap, cfm56, 737max, a320neo, airbus, comac, c919, cfm, avio,

Actualités relatives

WebTV & Radio

Le zoom de JP Morgan Asset Management
12 juil. 2021

Un trimestre : un mot ! C’est le concept du zoom de J.P. Morgan Asset Management. Chaque trimestre, Stéphane Vonthron, directeur commercial pour les conseillers financiers, décrypte l’actualité qui a marqué les marchés et livre le positionnement des portefeuilles de la gamme J.P. Morgan Asset Management.